Le poète et moi

Le poète et moi

Histoire d’une rencontre

Photo de Patricia Lamas

par Patricia Lamas

De quel poète s’agit-il? Je vous raconte…

Hier, j’essayais de me motiver pour entamer mon deuxième travail de session… devant mon ordinateur, voyez-vous, bien tranquillement… et un inconnu m’a écrit pour me demander les raisons de la fermeture de mon établissement.

Ce n’est pas tout à fait un inconnu. Je me souviens d’avoir lu un commentaire de lui voilà quelque temps déjà, mais je ne le replaçais pas, à proprement parler. Pas physiquement.

Je l’ai questionné, bien sûr, pour savoir ce qu’il avait à me questionner. Il m’a dit être poète et vouloir faire comme moi.

Je lui ai donné l’une de mes réponses officielles favorites, celle des « enfants sont déjà grands, je retourne sur le marché du travail ».

Elle est vraie, cette raison, mais partielle.

La vraie raison est fort complexe.

Et, à la vérité, je ne la connais pas.

Pas encore.

Cela viendra.

Ou pas.

Bref, donc, il m’a questionné, le poète, et la conversation est restée là sans sembler devoir reprendre.

Il faut comprendre qu’il est très difficile de se lancer en affaires. Il n’y a pas beaucoup d’information réelle.

Il faut aussi comprendre que le drame de l’aliénation sociale (de l’aliénation économique, il s’entend) n’épargne pas les entrepreneurs.

Ni les écrivains.

Écrire et entreprendre, ce sont des libertés que l’on s’accorde.

Selon l’Union des écrivains du Canada, le revenu moyen des auteurs en 2017 était de 9380 $, nous dit Radio-Canada ici .

Voyez-vous, il a bien raison d’être inquiet, le poète.

9380 $, c’est une misère.

Qu'est-ce que représente l'exploitation d'un café littéraire?

Qu’est-ce que représente l’exploitation d’un café littéraire? Pour moi, cela représente dix années de scolarité avant d’ouvrir (pour aller chercher, entre autres, le diplôme en cuisine, celui en pâtisserie, celui en gestion, celui en création littéraire, celui en linguistique…), puis 10 années encore pour d’exploitation de l’entreprise à proprement parler.

20 ans donc.

Si l’on considère l’investissement en temps, s’ouvrir un café littéraire est d’une stupidité inconcevable. Mon seul regret de l’avoir fait, cette stupidité, est de ne plus avoir 20 ans pour la refaire encore.

Écrire et entreprendre

Écrire, pour moi, c’est une liberté que l’on s’accorde.

Entreprendre, pareillement. 

Cest formidable, mais, oui ! on en paie le prix.

PS Vous aimez? Partagez; commentez. Pour connaître le début de l’histoire, cest par ici

Suivez-nous sur Facebook!

Merci de partager !

Un commentaire? On vous écoute.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.