Crédits photo: Lizette Mailloux.

Il automne

Il automne

La vie littéraire montréalaise suit les lois du marché. 

Photo de Patricia Lamas

par Patricia Lamas

Il automne, dans mon quartier, et Lizette, une ancienne cliente du café, m’envoie des photos des alentours. C’est l’entre-étang du Jardin botanique, m’assure-t-elle.

Elle a sa façon d’être poète, Lizette.

 

Je suis heureuse de pouvoir bloguer au présent, moi qui écris d’ordinaire des histoires qui se déroulent dans un temps immémorial. C’est la première fois que je tente un retour d’expérience sur une période de ma vie. Avant de me lancer dans l’aventure des blogues, je ne m’étais jamais adonnée à lécrit du « moi ». Il y a, paraît-il, un intérêt croissant pour ce genre d’écrit. 

N’est-il pas beau, mon quartier?

Mon intention

Mon intention n’est pas d’en faire un blogue scolaire, mais plutôt de parler des questions qui se posent véritablement à moi. L’une d’elles est le fait d’entreprendre. 

Le poète et l'enseignant

Avant que le poète m’interpelle (le poète dont l’histoire commence ici), un enseignant à la retraite m’avait déjà interpellée dans le même sens. L’enseignant en question était venu à mon établissement pour me parler des cafés citoyens qu’il organisait chez lui. Il voulait en organiser dans mon établissement. Je n’ai pas voulu lui passer les clefs de suite. Il n’a pas insisté; il est parti. 

Je ne l’ai revu que trois ou quatre années plus tard, en novembre dernier pour être exacte, au moment où j’ai fermé mon établissement et que j’ai mis mon équipement en vente. Il venait d’acheter une bâtisse avec son fonds de pension. Pas trop loin de la mienne, sur la rue Masson. Il prévoyait d’y fonder un café citoyen. J’ai voulu en savoir plus long, mais il ne m’a pas laissé m’approprier de son histoire. Il m’a acheté quelques bricoles, puis il est parti.

Son café est fermé à présent.

Il automne dans mon quartier.

L'exercice du métier

L’exercice du métier de tenancier de café ne ressemble pas du tout à s’asseoir à une table et à discuter avec les potes. La vie littéraire « underground » , toute « underground » qu’elle soit, suit la loi de loffre et de la demande, tout comme une autre. La loi de loffre et de la demande, la loi du marché, la vôtre.

Suivez-nous sur Facebook!

Merci de partager !

Un commentaire? On vous écoute.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.